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Poème de Pierrot

par Antoine Tudall
(Extrait du film "Le cerf-volant du bout du monde")

Les enfants se comprennent ! En Chine comme en France, des gamins de dix ans peuvent s'entendre, même s'ils ne parlent pas la même langue. C'est ce que dit le poème de Pierrot.

image du film le cerf-volant du bout du monde

Enfant de n'importe où
Si tu trouves cet oiseau
Regarde-le bien parce-que
Les enfants de partout
Ils ont toujours rêvé qu'un jour
Ils iraient ailleurs.

Toi qui as trouvé ce cerf-volant
Et puis la lettre qu'on a mise dedans,
J'espère que t'as notre âge.
On se comprend toujours mieux
Entre ceux qui ne sont pas très vieux.
Tu vas penser que t'aimerais bien venir et nous rencontrer,
Qu'on se connaisse
Et qu'on aille se marrer.
Eh bien, figure-toi que nous aussi.
Ce cerf-volant on l'a reçu
Et il venait de loin
Pour tout dire, il venait de Chine,
De Pékin!
Il paraît que là-bas le soleil vient souvent
Et les enfants sortent leurs cerfs-volants
Quand c'est jour de grand vent
Alors on est parti à la recherche de notre copain.
Pour trouver notre copain parmi
Tous les Chinois, c'était pas facile!
On s'est baladés parmi les enfants de notre âge
On a même appris des mots
Par exemple, Sié Sié
Ça veut dire merci.
Ça serait vraiment chouette
Si chaque enfant de chaque pays
Avait un copain dans les autres pays.
Un copain qu'il connaisse bien,
Parce que les copains on en trouve,
Mais c'est pas forcément celui qu'on cherche.
Le nôtre il s'appelait Song Siao Tsing.
Et pense un peu à ce moment
Où tu te retrouves avec ce copain!
D'abord il te regarde
Sans savoir que c'est toi qui as reçu sa lettre.
Et puis d'un coup, d'un signe d'amitié,
Il comprend et il se dit :
"Quelle bonne idée j'ai eue
De mettre ma lettre sous mon cerf-volant
Par un jour de grand vent."

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